INSTITUT LOUIS XVII
3, rue des Moines
71017 PARIS
Tél./lFax 01 42 28 61 00DEMANDE DE DROIT DE REPONSE
RÉSERVES EXPRIMÉES SUR LA PROCLAMATION QUE LE COEUR ANALYSE
DE L'ENFANT MORT AU TEMPLE EST CELUI DE LOUIS XVII1 - Le comte de Paris - bien que n'en ayant pas le droit - a fait opposition à ces analyses ADN mais avait parfaitement raison sur le fond car elles sont soumises à une législation très stricte et répressive qui n'a pas été respectée, ni le duc de Baufremont, ni M. Delorme n'étant parent direct de « Louis XVII ». Serait-ce donc que ces personnes estiment que cet enfant est un inconnu, tombé de ce fait dans le domaine public ? Mais c'est en contradiction avec les résultats proclamés.
2 - Pourquoi les prélèvements sur ce cœur et sur le squelette du cimetière Sainte Marguerite ont-ils été refusés en 1992 à M.M. J.Hamann et G. Guicheteau - véritables et premiers instigateurs de ces recherches - au motif invoqué par le Ministère de la Culture que ces analyses étaient inutiles puisqu'il était avéré qu'il ne s'agissait pas des restes de Louis XVII ? (N° 29 Historama février 1993) Qui a donné les autorisations cette fois ? Une démarche auprès de la Mairie de Paris, du Doyen Boiry expert assermenté près de la Cour de Paris, en décembre l997, s'est heurtée au même refus.
3 - Pourquoi le duc de Baufremont et M. Delorme n'ont-ils pas pris en considération l'offre du docteur Pascal de Nantes, en parallèle avec le Laboratoire de l'Armée Américaine, de pratiquer gratuitement ces mêmes examens? (le duc de Baufremont a fait une souscription de 50 000F pour payer les deux laboratoires de Louvain et Münster et les frais divers).
4 - Les Analyses ADN mitochondriales sont remises en question par Philip AWADALLA, généticien à l'Université d'Édimbourg dans un article de « Science », revue américaine, dont fait état l'article du Figaro du 27 décembre 1999 (ci-joint article). Voir aussi les réserves exprimées par Bertrand Jordan dans son livre « Les Imposteurs de la Génétique » (Seuil avril 2000). Comme ici, la divulgation de résultats qui peuvent être remis en question détruit l'honneur d'une Famille.
5 - Ayant appris que deux parties de l'os de son aïeul ayant servi à une recherche d'arsenic avait été retrouvé, le Prince Charles de Bourbon avait écrit à l'Université de Leiden, le 15 juin 1995. pour en revendiquer la propriété, en spécifiant son accord pour en remettre un morceau au professeur Cassiman aux fins d'analyse ADN. L'Université ne lui a pas répondu et a remis les deux morceaux au professeur Cassiman le 30 août 1995.
6 - Le Docteur Pelletan s'est vu refuser ce cœur par Louis XVIII à la Restauration puis, par la duchesse d'Angoulême. Mgr de Quélen ayant insisté auprès d'elle, elle refusa encore et l'évêque le garda en attendant une décision. Le fils du docteur Pelletan présenta aussi ce cœur au comte de Chambord au début de 1883 qui le refusa encore.
7 - Le. squelette du corps de l'enfant enterré au cimetière Sainte Marguerite correspondait bien à celui autopsié au Temple et ne pouvait pas être celui de Louis XVII, puisque appartenant à un adolescent de 14 à 18 ans, bien plus grand que le petit Roi. Dans ces conditions comment ce cœur, appartenant au même corps, peut-il être celui de Louis XVII? Certaines personnes ne reconnaissent pas ce cœur présumé de Louis XVII présenté à la télévision et dans les médias, plus grand que celui qu'elles ont vu â Saint Denis il y a quelques années.
8 – Le profresseur Cassiman, à l'antenne, emploie textuellement la même formule que les médecins qui ont autopsié le corps de l’enfant mort au Temple « Les historiens nous ont dit qu’il s’agissait du cœur de l’enfant décédé au Temple » et en réponse à un journaliste de la conférence de presse il spécifie : « la carte ADN n’est pas une carte d’identité : ce cœur est celui d’un parent de Marie-Antoinette » donc de n’importe quel proche Habsbourg?
Qu'a voulu dire M. Delorme par cette phrase: « J'ai réussi à trouver de quoi faire l'analyse ADN?
Il est fait état du certificat par lequel M. Georges Albert Salvan ami de la princesse Massimo reconnaît, le 16 juin 1999 le reliquaire qu'il a vu 23 ans avant, à Rome. Le reliquaire, bien, mais son contenu?
Du point de vue scientifique et historique, avant le prélèvement, on aurait dû faire un scanner de ce cœur comme pour toute pièce dont tout ou partie est ensuite analysée. Dans le compte rendu scientifique, il n'est pas fait mention des traces laissées dans le produit (l' « esprit de vin ») qui a servi à conserver le cœur.9 - C’est là que nous posons cette question : qu’est devenu le cœur du fils aîné de Louis XVI, mort en 1789 à l’âge de 9 ans, qui fut déposé par Louis XVIII à la Basilique Saint Denis et qui ne s’y trouve plus ?
10 - Pourquoi le bourgmestre de Deft refuse-t-il une nouvelle exhumation de Naundorfff-Louis XVII et pourquoi Otto de Habsbourg refuse-t-il le prélèvement d'un os d'une sœur de Marie-Antoinette qui permettraient enfin une analyse sur des témoins fiables ?
11 - Là où est la véritable imposture, c'est dans le mépris du dossier historique, dans la forme définitive donnée aux éléments scientifiques, alors que leur nature est remise en question en permanence, dans le mépris des dispositions légales en vigueur et enfin dans le mépris des lois morales jetant une famille dans l’ignominie.
Nous demandons une démarche commune de contre-expertise : deux laboratoires neutres et gratuits, qui n'ont pas été retenus, y sont prêts, celui de Nantes et celui de l'Armée Américaine. Cette fois il faut obtenir des éléments indiscutables et de la même époque, des ossements d'une des sueurs de Marie-Antoinette et des ossements de la tombe de Delft. Ces exhumations sont refusées actuellement, si la demande est présentée par vous et nous, elle sera sans doute accordée, un refus serait un aveu de peur de la vérité.