INSTITUT LOUIS XVII
3, rue des Moines
71017 PARIS
Tél./lFax 01 42 28 61 00RESERVES EXPRIMEES SUR LA PROCLAMATION QUE LE COEUR ANALYSE
DE L'ENFANT MORT AU TEMPLE EST CELUI DE LOUIS XVII1 - Les analyses ADN sont soumises à une législation très stricte et répressive qui n'a pas été respectée, ni le duc de Baufremont, ni M. Delorme n'étant parent direct de « Louis XVII ». Le comte de Paris - bien que n'en ayant pas le droit - avait fait opposition à cette analyse et avait raison sur le fond. Serait-ce donc que les exécuteurs de ce test estimaient que cet enfant est un inconnu, tombé de ce fait dans le domaine public? Mais c'est en contradiction avec les résultats proclamés.
2 – « L'enquête digne de Sherlock Holmès » de M. Delorme a-t-elle porté sur le périple bien connu du « cœur Pelletan » ou bien plutôt sur celui du cœur du frère aîné de Louis WI, presque inconnu? A-t-on la preuve que ce cœur a été embaumé? D'après les nombreux historiens sérieux, Louis XVII n'étant pas mort au Temple, le cœur Pelletan étant douteux, pourquoi avoir entrepris une telle analyse, si ce n'est parce qu'on avait en trains un autre élément absolument authentique?
Le professeur Cassiman, à l'antenne, emploie textuellement la même formule que les médecins qui ont autopsié le corps de l'enfant mort au temple « Les historiens nous ont dit qu'il s'agissait du cœur de l'enfant décédé au Temple » et en réponse à un journaliste de la conférence de presse il spécifie: « la carte ADN n'est pas une carte d'Identité, ce cœur est celui d'un parent de Marie-Antoinette» donc de n'importe quel proche Habsbourg? Il est fait état du certificat par lequel M. Georges Albert Salvan, ami de la princesse Massimo reconnaît, le 16 juin 1999 le reliquaire qu'il a vu 23 ans avant, à Rome. Le reliquaire, bien, mais son contenu?
Du point de vue scientifique et historique, avant le prélèvement, on aurait dû faire un scanner de ce cœur, comme pour toute pièce dont tout ou partie est ensuite analysée. Dans le compte rendu scientifique, il n'est pas fait mention des traces laissées par le produit (1"esprit de vin") qui a servi à conserver le cœur.3 - C'est là sue nous posons cette question : qu 'est devenu le cœur du fils aîné de Louis XVI mort en 1789 à l'âge de 8 ans, qui fut déposé par Louis XVIII à la Basilique Saint Denis et qui ne s'y trouve Plus?
4 - Pourquoi les prélèvements sur le cœur et le squelette du cimetière Sainte Marguerite ont-ils été refusés en 1992 à M.M. 1.Hamann et G_ Guitcheteau - véritables et premiers instigateurs de ces recherches - au motif invoqué par le Ministère de la Culture que ces analyses étaient inutiles puisqu'il était avéré qu'il ne s'agissait pas des restes de Louis XVII ? (N° 29 Historama février 1993) Qui a donne les autorisations cette fois? Une démarche auprès de la Mairie de Paris, du Doyen Boiry expert assermenté près de la Cour de Paris, en décembre l997, s'est heurtée au même refus.
5 - Pourquoi 1e duc de Baufremont et M. Delorme n'ont-ils pas pris en considération l'offre du docteur Pascal de Nantes, en parallèle avec le Laboratoire de l'Année Américaine, de pratiquer gratuitement ces mêmes examens? (le due de Baufremont a fait une souscription de 50.000F pour payer les deux laboratoires de Louvain et Munster et les frais divers).
6 - Les Analyses ADN mitochondriales sont remises en question par Philip AWADALLA, généticien â l'Université d'Edimbourg dans un article de « Science », revue américaine, dont fait état l'article du Figaro du 27 décembre 1999 (ci-joint article). Voir aussi les réserves exprimées par Bertrand Jordan dans son livre « Les imposteurs de la Génétique » (Seuil avril 2000). Comme ici, la divulgation de résultats qui peuvent être remis en question détruit l'honneur d'une Famille.
7 - Le Docteur Pelletan s'est vu refuser ce cœur par Louis XVIII à la Restauration puis, par la duchesse d'Angoulême. Mgr de Quélen ayant insisté auprès d'elle, elle refusa encore et l'évêque le garda en attendant une décision. L'héritier du docteur Pelletan présenta aussi ce cœur au comte de Chambord au début de 1883 qui le refusa encore.
8 - Le squelette du corps de l'enfant enterré au cimetière Sainte Marguerite correspondait bien à celui autopsié au Temple et ne pouvait pas être celui de Louis XVIl, puisque appartenant à un adolescent de 14 à 18 ans, bien plus grand que le petit Roi. Dans ces conditions comment ce cœur, appartenant au même corps, peut-il être celui de Louis XVII? Certaines personnes ne reconnaissent pas ce cœur présumé de Louis XVII présenté à la télévision et dans les médiats, plus grand que celui qu'elles ont vu à Saint Denis il y a quelques années.
9 - Pourquoi le bourgmestre de Delft refuse-t-il une nouvelle exhumation de Naundorff-Louis XWI et pourquoi Otto de Habsbourg refuse-t-il le prélèvement d'an os d'une sœur de Marie-Antoinette qui permettraient enfin une analyse sur des témoins fiables ?
10 - Pourquoi avant même la réalisation des analyses (dès le 11 août 1999), une publicité médiatique a-t-elle supputé leurs résultats positifs? Pourquoi, le 15 décembre 1999, lors de la messe à la basilique Saint Denis, avant le prélèvement, a-t-il été montré une telle déférence pour cette urne, qui reposait délaissée, dans une étagère au fond d'une pièce inaccessible, d'où on ne pouvait que l'apercevoir à travers une porte grillagée, alors que jamais une messe anniversaire n'a été dite le « 8 juin » pour « la mort » de Louis XVII... Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'huissier à l'ouverture de l'urne qui a été « descellée »(enlever les sceaux ou rompre le ciment de jointure)? Pourquoi une telle mise en scène fastueuse avec un nombre impressionnant de médiats? Pourquoi une statue de marbre d'un enfant martyr a-t-elle été dévoilée dans cette même salle (temps de réalisation)? Pourquoi le prince dit « Louis XX » était-il présent avec ses partisans et, tel un véritable « Roi de France » a-t-il donné l'ordre que le cœur « de Louis XVII » soit inhumé en grande pompe à la basilique St Denis, (ce qui le rendra propriété de l'état, pratiquement intouchable)?
11 - Là où est la véritable imposture, c'est dans le mépris du dossier historique, dans la forme définitive donnée aux éléments scientifiques, alors que leur nature est remise en question en permanence, dans le mépris des dispositions légales en vigueur et enfin dans le mépris des lois morales jetant une famille dans l'ignominie. A ce jour, aucun droit de réponse ne nous a été accordé (AFP, Reuter, AAP, Figaro, etc.). Égalité pour qui?
Nous demandons une démarche commune de contre-expertise: deux laboratoires neutres et gratuits, qui n'ont pas été retenus, y sont prêts, celui de Nantes et celui de l'Armée Américaine. Cette fois il faut obtenir des; éléments indiscutables et de la même époque, des ossements d'une des sœurs de Marie-Antoinette et des ossements de la tombe de Delft. Ces exhumations sont refusées actuellement, si la demande est présentée par vous et nous, elle sera sans doute accordée: un refus serait un aveu de peur de la vérité.
Note: D'après le dossier du laboratoire Louvain, on constate que la convention entre le professeur Cassiman, le docteur E. James (qui a effectué l’analyse), le docteur H. Pfeiffer du Laboratoire de Münster, le duc de Baufremont (qui n'a pas signé) et M. Ph. Delorme date des 1er, 3 et 6 décembre 1999. Les prélèvements ont été effectués le 15 décembre 1999 à Paris et les échantillons ouverts devant huissier à Louvain le 5 janvier 2000 et à Münster le 2 février 2000. M. Delorme reconnaît avoir eu connaissance des résultats un mois avant leur publication.