LETTRE OUVERTE A Monseigneur de Bérenger


A Son Excellence Monseigneur de Bérenger
Evêché
7, rue Catulienne
93200 SAINT DENIS


Marly le Roi le 21 août 2002
Monseigneur,

Je suis très obligé à votre Excellence d'avoir bien voulu répondre à ma précédente lettre du 23 juin dernier. Cette fois, c'est un tout autre sujet qui me tient à cour que je voudrais Lui exposer:

La basilique Saint Denis et les Rois qui y reposaient ont été ignoblement profanés par les révolutionnaires en 1792 et voici qu'en 2002, sous prétexte du droit d'asile - qui a d'ailleurs été aboli, malheureusement - des étrangers en situation irrégulière s'octroient le droit de profaner à nouveau cette nécropole de nos Rois. Car, cette façon "d'occuper" un lieu consacré à Dieu, choisi par nos Rois pour dernière demeure sous Sa Très Haute rotection, n'est pas innocente et ne peut être considéré que comme une profanation d'un lieu de prière et d'une profanation de sépultures, et justement celles les plus glorieuses de notre Histoire.

J'ai le respect de tout être humain et je déplore que les lois et les administrations défectueuses amènent à des situations parfois dramatiques. Mais c'est à la base des institutions qu'il faut agir. Cela n'autorise pas les victimes à se croire tout permis. Si toutes les victimes de nos lois mal faites ou mal appliquées devaient se conduire ainsi, notre Pays serait encore plus noyé dans le désordre. Etant majoritairement musulmans, pourquoi n'occupent-ils pas une Mosquée? Leur choix montre l'intention de provocation.

Je serai donc particulièrement heureux que vous ne cautionniez pas de telles actions et que vous donniez des instructions au recteur Berger pour qu'il mette fin à cette occupation scandaleuse, même si elle est limitée maintenant à une occupation de jour.

Nos pères ont construit ces magnifiques édifices "à la gloire de Dieu", et non pas à la gloire des hommes, et si les hommes s'y réunissent, ce doit être pour "rendre hommage à Dieu" et non pour régler leurs conflits ou y "vivre" comme dans leurs habitations. Le droit d'asile n'était pas fait pour servir à des intérêts privés, mais seulement pour préserver une - des - vies en attendant un jugement. En plus, je le répète, c'est une profanation de sépultures de ceux qui ont fait la France. Sans parler du patrimoine artistique soumis à la dégradation.

Votre haute conscience de votre sacerdoce au service de Dieu vous mettra certainement en communion de pensée avec ma personne et vous permettra d'agir en conséquence.Monseigneur, que Votre Excellence veuille bien accepter l'expression de mon respect filial en N-S. J-C.


Prince Charles-Louis-Edmond de BOURBON

  Retour à la page d'accueil