Retour à la page d'accueilQUE, FAUT-IL PENSER DES TESTS GÉNÉTIQUES PRESENTES A LOUVAIN LORS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU 2 JUIN 1998 ?
Les examens génétiques pratiqués ont utilisé comme matériel de comparaison d'une part des cheveux de deux Archiduchesses sœurs de la Reine-Martyre Marie-Antoinette , et des échantillons de cheveux de la Reine Louise-Marie de Belgique et de sa fille l'Impératrice Charlotte ; enfin un échantillon sanguin de la Reine Anne de Roumanie et de cheveux de son frère le Prince André de Bourbon-Parme ; toutes ces personnes descendant en ligne purement féminine de l’Impératrice Marie-Thérèse, Grand-Mère maternelle de Louis XVII; et par suite, susceptibles de fournir une séquence d'ADN mitochondrial spécifique de cette lignée.
D'autre part les"deux parties d'un humérus qui aurait été prélevé, lors de l’exhumation de " Naundorff " à Delft le 27 septembre 1950 , par le médecin-légiste Docteur Jean-Pierre-Louis HULST ; le but déclaré de ce prélèvement était de rechercher d’éventuelles traces d'empoisonnement à l'arsenic. Mais un témoin oculaire de l'exhumation, M. BEGEER, a parlé non d'un humérus, mais d'un cubitus .... Quelle que soit la nature exacte de cet os, il fut remis, à l'époque, aux fins d'analyse, à un Professeur de toxicologie de l'Université de LEYDE. Puis cet os fut placé dans un bocal de verre scellé, mais malheureusement celui-ci tomba un jour et se brisa, et l'os fut remis dans un autre bocal ,non scellé celui-là. Après diverses pérégrinations, le bocal échoua, avec des cheveux de même provenance, dans les Archives de la Police judiciaire des Pays-Bas, où Monsieur PETRIE les retrouva et se les fit remettre au motif de faire expertiser ces reliques. C'est sur elles qu'ont été opéré, les récents examens génétiques.
Or en ce qui concerne les cheveux, les expérimentateurs ont conclu que " les extractions d'ADN sur les échantillons de cheveux n'ont donné aucune séquence reproductible ", ceci soit en raison de la mauvaise qualité des cheveux (liée à leur conservation dans le tombeau) soit en raison de diverses contaminations. Par contre, l'extraction de la séquence d'ADN a pu être opérée sur l'os attribué à " Naundorff " et dont on ignore si à l'origine ce fut un humérus ou un cubitus ? Or cet os (qui, depuis plus de quarante-cinq ans, a .... voyagé et s'est trouvé de longues années dans un bocal non scellé, est aujourd'hui le seul élément matériel qui a permis aux divers expérimentateurs de conclure à la non-identité de Naundorff avec Louis XVII.
Eh bien ! Cet élément s'effondre et même il n’existe pas. Car la preuve formelle existe que cet os ne provient pas du squelette de " Naundorff ". En effet, le Doyen BOIRY a donné, le 23 mai dernier, une conférence forte intéressante à PORSPODER (Finistère), sur le sujet. Au cours de cette conférence il a révélé que les expérimentateurs de LOUVAIN avaient comparé l'ADN(nucléaire celui-là, et non plus mitochondrial) de l'os en question avec l'ADN de deux descendants actuels de " Naundorff ": cette comparaison fait ressortir une différence. Telle que l'humérus (ou le cubitus ?) étudié n’a pu appartenir à un ascendant des deux personnes considérées (qui d'ailleurs appartiennent à deux lignées différentes, remontant à deux fils diffèrent de " Naundorff ") et donc ne provient pas de l'exhumation de 1950. A l'époque où l'os n'était plus sous scellés, un amateur de souvenirs historiques s'est " servi " au moyen d’une substitution. L'os expertisé n'est donc pas authentique .
Et cette conclusion a si peu échappé aux expérimentateurs que le 5 mai 1997 le Professeur CASSIMAN, de LOUVAIN en référait à son Collègue Olivier PASCAL de NANTES, qui lui répondait le 13 mai suivant : " Devant les incertitudes sur la provenance de l’os, je vous rejoins dans votre souhait de procéder à une nouvelle exhumation ". En l'absence de cette nouvelle exhumation, les résultats obtenus en fonction d’un os, qui n’est pas de " Naundorff " sont sans valeur scientifique et relèvent a la limite du " faux et usage de faux ".
Les conséquences de la publication de ces résultats incertains sont graves. Il suffit de lire les comptes-rendus de presse, voire leurs simples titres, le FIGARO " L'imposteur démasqué ", FRANCE-SOIR, POINT de VUE, etc,etc. Ce sont des contre-vérités, bien pis : des calomnies, que l’on répand dans l'opinion. Et à tout cela il y a une raison : la Vérité sur Louis XVII est une vérité qui dérange , que ce soit les " prétendants " issus des branches cadettes (et parfois plus ou moins légitimes) de la Dynastie, ou que ce soit les idéologues ennemis de la Royauté Très Chrétienne. L'histoire des deux derniers siècles nous force à reconnaître que les ennemis de la Survivance n’ont jamais été étouffés par les scrupules : persécutions, calomnies et attentats dirigés contre le Prétendant jusqu'à sa mort en 1845 ; déni de justice et vol de ses pièces justificatives (jamais retrouvées, sauf par MM. Jules Favre, Viviani., Clémenceau, Bidault et autres hommes politiques); suppression criminelle (entre 1892 et 1897) de la déposition Brémond au Greffe du Tribunal de Vevey; calomnies systématiques contre tous les défenseurs de la Survivance ; et un précédent direct à ce qui nous occupe aujourd'hui : en 1943 le Professeur LOCARD, de Lyon, découvre une particularité signalétique commune aux cheveux de Louis XVII et à ceux de " Naundorff " ce qui l'amène à conclure qu'il s'agit de la même personne. Mais après l'exhumation de septembre 1950, un " transporteur " bénévole, se disant ami de la Survivance, porte à LOCARD une mèche de cheveux prétendument recueilli à Delft lors de l'exhumation (cheveux d'ailleurs noirs, alors qu'en septembre 1950 on avait constaté que les cheveux étaient: " châtain " ou " rouille " : et LOCARD ne peut que constater que ces cheveux noirs ne présentent pas la particularité signalétique (une excentration du canal médullaire) et que par la suite l'identité ne peut plus, être admise . Mais le Docteur HULST a gardé une partie des cheveux : or ils ne sont pas noirs et présentent bien l'anomalie signalétique du canal... Quelques années plus tard mon ami Bertrand de BOURMONT est appelé en toute hâte au chevet du " transporteur ", qui se meurt et lui avoue qu'entre Delft et Lyon on lui avait acheté fort cher, la mèche originale et on lui en avait remis une autre, noire, à présenter à LOCARD.
C’est à peu près ce qui s'est passé pour l’humérus(ou cubitus) qui a servi aux récentes expertises génétiques. Et il y a tellement d'autres agissements frauduleux qui, tous, vont toujours dans le même sens : tenter d’occulter la Vérité - depuis ce jour de 1815 où les représentants dûment accrédités des Cours d'Europe au Congrès de Vienne décidèrent de placer sous embargo tous les documents relatifs à la survie de Louis XVII - ce qui faisait dire vingt ans plus tard à M. von ROCHOW, Ministre du Roi de Prusse : " Le reconnaître serait le déshonneur de toutes les Monarchies de l'Europe ".
Xavier de Roche