Prince Charles Louis Edmond
De BOURBON
Monsieur GRIMALDI
Directeur de la Publication
LE FIGARO
25 Av. Matignon
75008 PARIS
Paris le 23 juin 1998
DEMANDE DE DROIT DE REPONSE
Monsieur le Directeur de la Publication,
Titre du journal : Le Figaro
Date de la parution : 3 juin 1998
Titres de l'article: La preuve
par l’ADN " Karl Wilheim Naundorff ne pouvait pas être Louis
XVII". Des chercheurs belges ont procédé à une analyse
comparative de son patrimoine génétique avec celui de membres
de la famille de France, ascendants et descendants encore en vie. Verdict:
il était un imposteur.
Page de parution : N° 14
Nombre de lignes : 61 (sur 5 colonnes)
plus encadré " Des Légendes brisées " 9 lignes.
Auteur de l'article :. Marc Gozlan
"Suite à l’article concernant mon arrière grand père dans votre journal, j’y relève d'abord plusieurs erreurs:
1°) Naundorff-Louis XVII n'a pas été condamné pour faux monnayage, ce dont il a été blanchi, mais pour avoir menti sur son identité - que personne n'a pu prouver en dehors de celle de Louis XVII à laquelle il prétendait.
2°) A son arrivée en France, en 1833 - après avoir passé 22 ans en Prusse.- il parlait français, mais évidemment avec l'accent prussien, et l 'écrivait très bien aussi
3°) Il est probable qu'il a été empoisonné, mais sa veuve ayant refusé l'autopsie cela n'a pu être prouvé.
4°) Ce n’ est pas sous le seul nom de Charles de Bourbon qu'il est inscrit dans les registres d'état civil hollandais, le 10 août 1845, mais sous celui de Charles Louis de Bourbon, duc de Normandie, Louis XVII, fils de feu S.M. Louis XVI, Roi de France et de S.M.I. et R Marie Antoinette, archiduchesse d'Autriche, Reine de France.
En ce qui concerne les analyses génétiques ADN faites au laboratoire de Louvain par le professeur Cassiman et au laboratoire de Nantes par le docteur Pascal, il n'a pu être déterminé de code génétique sur les cheveux de Louis XVII-Naundorff provenant de l’exhumation de son squelette pratiqué en 1950. C'est donc sur les seuls morceaux d’os provenant - théoriquement - de cette même exhumation que reposent toutes les analyses pratiquée. Or, ces deux morceau d'un humérus (?) (le professeur Hulst qui a examiné le squelette, parle d'un " cubitus ") sont restés 46 ans dans un bocal non scellé, qui a changé plusieurs fois de lieu.
Les deux laboratoires étaient d'ailleur parfaitement conscients de cette incertitude, puisque, le laboratoire de Nantes dans une lettre du 14 mai 1997 rejoignait le laboratoire de Louvain dans son souhait de procéder à une nouvelle exhumation. Le 8 juillet 1997, le laboratoire de Louvain exprimait ses doutes à Radio NRG, texte repris sur Internet, et demandait à la municipalité de Delft une nouvelle exhumation du corps du présumé Louis XVII.
Il est donc pour le moins prématuré de conclure définitivement, à la non identité de mon aïeul avec Louis XVII.
D'ailleurs, les deux laboratoïre sont disposés à continuer les analyses avec les éléments d'une nouvelle exhumation, le laboratoire de Louvain, moyennant rétribution (il avait été bénévole jusqu'ici), le laboratoire de Nantes, gratuitement ".
Dans l'espoir que ma demande sera prise, cette fois, en considération, je vous adresse, Monsieur le Directeur de la Publication, mes meilleures civilités.
P.J. - Le texte d'un article publié
par NRG 106.3 et passé sur Internet avec sa traduction en français.
- Une lettre du docteur Pascal du 14 février 1997.
- Articles concernant la nature de " l'os ".
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