ANNEXE COMPLEMENTAIRE
CONTESTATIONS EXPRIMEES
SUR LA PROCLAMATION QUE LE CŒUR ANALYSE
REPUTE ETRE CELUI DE L'ENFANT
MORT AU TEMPLE EST CELUI DE LOUIS XVII
1- Le comte de Paris - bien que n’en ayant pas le droit - a fait opposition à ces analyses ADN mais avait parfaitement raison sur le fond car elles sont soumises à une législation très stricte et répressive qui n’a pas été respectée, ni le duc de Bauffremont, ni M. Delorme n’étant parent direct de « Louis XVII ». Serait-ce donc que ces personnes estimaient que cet enfant est un inconnu, tombé de ce fait dans le domaine public? Mais c'est en contradiction avec les résultats proclamés.
2 - Pourquoi les prélèvements sur ce cœur et sur le squelette du cimetière Sainte Marguerite ont-ils été refusés en 1992 à M.M. J.Hamann et G. Guicheteau - véritables et premiers instigateurs de ces recherches- au motif invoqué par le Ministère de la Culture que ces analyses étaient inutiles puisqu’il était avéré qu’il ne s’agissait pas des restes de Louis XVII ? (N° 29 Historama février 1993) Qui a donné les autorisations cette fois ? Une démarche auprès de la Mairie de Paris, du Doyen Boiry expert assermenté près de la Cour de Paris, en décembre1997, s'est heurtée au même refus.
3 - Le squelette du corps de l'enfant enterré au cimetière Sainte Marguerite correspondait bien à celui autopsié au Temple et ne pouvait pas être celui de Louis XVII, puisque appartenant à un adolescent de 14 à 18 ans, bien plus grand que le petit Roi, âgé de 10 ans 2 mois le 8 juin 1795. Dans ces conditions comment ce cœur, appartenant au même corps, peut-il être celui de Louis XVII?
4 - La personnalité du docteur Pelletan se révèle pour le moins ambiguë à la lecture de ses mémoires, publiées dans "La Revue Rétrospective" de 1894: mensonger, puisqu'il prétend avoir donné ses soins pendant 20 jours à l'enfant du Temple et avoir assisté le docteur Desault, alors qu'il n'a été nommé que le 5 juin 1795, révolutionnaire actif au point de donner un an de son salaire à l'Assemblée Nationale, il encense ensuite Napoléon, puis se dit fervent royaliste à la Restauration, quémandant des postes importants à chaque régime, se disant victime de la jalousie de ceux de ses collègues qu'on lui préférait, tel le célèbre docteur Dupuytren.
Le Docteur Pelletan s’est vu refuser ce cœur par Louis XVIII à la Restauration puis, par la duchesse d’Angoulême et Charles X. Mgr de Quélen, évêque de Paris, ayant insisté auprès de la duchesse, elle le refusa encore et l’évêque, sur les instances de Pelletan, le garda en attendant une décision. L'héritier du docteur Pelletan présenta aussi ce cœur au comte de Chambord au début de 1883 qui le refusa encore.
5 - Pourquoi le duc de Bauffremont et M. Delorme n’ont-ils pas pris en considération l’offre du docteur Pascal de l'Université de Nantes, en parallèle avec le Laboratoire de l’Armée Américaine, de pratiquer gratuitement ces mêmes examens? (le duc de Bauffremont a fait une souscription de 50.000F pour payer les deux laboratoires de Louvain et Münster et les frais divers, finalement payés par le propriétaire des Bateaux Mouches de Paris).
6 - Les Analyses ADN mitochondriales sont remises en question par une éventuelle
influence paternelle par Philip AWADALLA, généticien à
l’Université d’Edimbourg dans un article de « Science »,
revue américaine, dont fait état l'article du Figaro du 27
décembre 1999. Voir
aussi les réserves exprimées
par Bertrand Jordan dans son livre « Les Imposteurs de la Génétique
» (Seuil avril 2000). Comme ici, la divulgation de résultats
qui peuvent être remis en question détruit l’honneur d’une
Famille.
7 - Ayant appris que deux parties de l’os de son aïeul ayant servi à une recherche d‘arsenic avaient été retrouvé, le Prince Charles de Bourbon avait écrit à l’Université de Leiden, le 15 juin 1995, pour en revendiquer la propriété, en spécifiant son accord pour en remettre un morceau au professeur Cassiman aux fins d’analyse ADN. L’Université ne lui a pas répondu et a remis les deux morceaux à Monsieur Pétrie (auteur d'une thèse tendant à prouver que Louis XVII est mort au Temple!) pour le professeur Cassiman le 30 août 1995.
8 - Lors de la proclamation des résultats des analyses ADN sur "l'os
réputé de Naundorff-Louis XVII" à Louvain, en 1998,
sur l'initiative du seul professeur Cassiman, plusieurs clauses de la convention
signée n'avaient pas été respectées, dont celle
de la publication de ces
résultats, avant la conférence
de presse, dans la revue internationale de renom, "Nature Genetics" (qui
les a refusés). L'embargo n'était donc pas levé puisque
la revue de moindre envergure qui les a publiés l'a fait après
cette conférence; il en fut de même pour les résultats
ADN du "cœur", publication dans une revue scientifique, après la
conférence, donc embargo non levé. De plus, le duc de Bauffremont
n'a pas signé la convention concernant l'utilisation du code trouvé
sur le "cœur".
9 - Le docteur Pascal du CHU de Nantes, a contesté en 1998 les résultats
obtenus par le professeur Cassiman de l'Université Catholique de
Louvain sur l'analyse de l'ADN des cheveux de Marie-Antoinette et de ses
sœurs, cheveux trop anciens, sans bulbe, en mauvais état, dont le
code diffère d'ailleurs de deux éléments avec celui
des deux descendants Bourbon-Parme vivants (distants de 9 générations
avec l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche), code
de ces derniers seul retenu pour comparaison avec "l'os" comme avec "le
cœur". On peut se poser la question de savoir si le code des Bourbon-Parme
vivants est bien celui de la reine Marie-Antoinette, puisqu'il semble qu'il
y ait eu deux mutations…?
Or, il n'y a que deux différences
aussi entre le code ADN de "l'os réputé provenir de l'exhumation
de 1950 de la tombe de Louis XVII à Delft" et celui des Bourbon-Parme,
réputé être celui de la Reine!
Ce code des Bourbon-Parme vivants
a été retrouvé deux fois sur un échantillon
de 1961 individus caucasiens, soit plus de 2 pour mille: il n'est donc
pas totalement représentatif.
Autre élément troublant:
c'est le seul professeur Cassiman qui a donné la conclusion des
tests sur le "cœur" pour son laboratoire et pour celui de Münster,
alors que ce dernier laboratoire avait trouvé un élément,
non trouvé - ou non révélé - par celui de Louvain,
qui exclurait la
parenté.
10 - Le professeur Cassiman, à l'antenne, emploie textuellement
la même formule que les médecins qui ont autopsié le
corps de l'enfant mort au Temple "Les historiens nous ont dit qu'il s'agissait
du cœur de l'enfant décédé au Temple" (formule qui
dégageait les 4 cosignataires du Temple de toute reconnaissance
d'identité) et en réponse à un journaliste de la conférence
de presse il spécifie: "La carte ADN n'est pas une carte d'identité:
je ne peux dire que ce cœur est celui de Louis XVII, mais seulement qu'il
est celui d'un parent de Marie-Antoinette". Donc de n'importe quel proche
Habsbourg?
Qu'a voulu dire M. Delorme par cette
phrase: "J'ai réussi à trouver de quoi faire l'analyse ADN?"
Il est fait état du certificat par lequel M. Georges Albert Salvan,
ami de la princesse Massimo reconnaît, le 16 juin 1999 le reliquaire
qu'il a vu 23 ans avant, à Rome. Le reliquaire, bien, mais son contenu?
Or le 19 juin 1895, ce cœur a été examiné et décrit
par 4 médecins dont le docteur Martellière: il mesurait
8cm de haut sur 3cm de large et avait
le ventricule droit aplati. Le 15
décembre 1999, le professeur Pfeiffer de Münster a mesuré
lui aussi le cœur avant d'en faire un prélèvement: il ne
mesurait que 6cm de haut sur 3cm de large et avait les deux ventricules
ouverts. La description est différente. (Voir pages 193 et 251 du
livre de Philippe Delorme "Louis XVII, La Vérité" avril 2000
Ed.Pygmalion). Il ne peut donc absolument pas s'agir du même organe!
11 - Devant la non traçabilité du prélèvement qui met en lumière l'incertitude sur l'origine du "cœur", le docteur Pascal du service de génétique médicale du CHU de Nantes, expert auprès de la Cour d'Assises de Rennes, affirme que cette expertise ne serait pas recevable en justice.
12 - C'est là que nous posons cette question: qu'est devenu le cœur du fils aîné de Louis XVI, mort en 1789 à l'âge de 7 ans et demi, sauvé du sac du Val de Grâce par Legoy et remis en 1817 à la mairie du 12ème arrondissement de Paris (devenu le 5ème arrondissement) proposé à Louis XVIII et qu'on ne retrouve plus?
13 - Pourquoi le bourgmestre de Delft refuse-t-il une nouvelle exhumation de Naundorff-Louis XVII et pourquoi Otto de Habsbourg refuse-t-il le prélèvement d’un os d’une sœur de Marie-Antoinette qui permettraient enfin une analyse sur des témoins fiables ?
14 - Là où est la véritable imposture, c'est dans
le mépris du dossier historique, dans l'utilisation d'éléments
douteux et contestés comme bases d'analyses, dans la forme définitive
donnée aux éléments scientifiques, alors que leur
nature est remise en question en permanence, dans le mépris des
dispositions légales en vigueur et enfin
dans le mépris des lois morales
jetant une famille dans l'ignominie.
Les Princes Charles-Louis Edmond de Bourbon et Charles-Louis de Bourbon, son cousin, demandent une nouvelle exhumation de leur aïeul et une contre-expertise : deux laboratoires neutres et gratuits, qui n’ont pas été retenus, y sont prêts, celui de Nantes et celui de l’Armée Américaine. Cette fois il faut obtenir des éléments indiscutables et de la même époque, par exemple des ossements d’une des sœurs de Marie-Antoinette et des ossements à être prélevés dans la tombe de Delft du pseudo-Naundorff qui y est enterré sous son nom réel de LOUIS XVII.
Pour tous renseignements s'adresser
à
L'Institut Louis XVII
3, rue des Moines 75017 Paris
Tél./Fax: 01 42 28 61
00
Internet: http://www.louis-XVII.com/
Courriel: institut@louis-XVII.com