LETTRE OUVERTE au PRINCE LOUIS de BOURBON
Le
Figaro du 28 mai 2002 nous apprend que vous venez de "faire la quête"
pour pourvoir aux frais de l'inhumation officielle en la basilique Saint Denis,
sous le nom usurpé de Louis XVII, du prétendu cour de l'enfant
mort au Temple le 8 juin 1795. Qui mieux est, pour ce faire, c'est auprès
des américains descendants des insurgés et des combattants français
de 1783, regroupés en association "Cincinnati" fondée
par La Fayette et sa femme, acteurs ambigus aux yeux de l'Histoire Réelle.
Vous vous êtes laissé prendre dans les mailles de ces puissances
d'argent et vous vous abaissez à réclamer le paiement d'une
"dette"! Par sa participation à deux guerres et le financement
des travaux du château et du parc de Versailles, l'Amérique a
bien épongé sa dette!
Les
personnes qui vous entourent vous déshonorent à vous faire faire
de telles démarches.
Et
ce, d'autant plus que vous savez pertinemment que le "cour" en question
ne peut absolument pas être celui de Louis XVII qui a été
sorti du Temple par les révolutionnaires pour qui Il était un
otage précieux, une sauvegarde et un moyen de pression. Louis XVII
a survécu sous le nom imposé de "Naundorff" et est
mort le 10 août 1845, à Delft aux Pays-Bas, reconnu par le roi
Guillaume II des Pays-Bas comme étant bien : Charles Louis de BOURBON,
duc de Normandie, Louis XVII, Roi de France et de Navarre, comme en témoignent
son acte de décès et sa pierre tombale - qui existe toujours.
Le
prince Alphonse, votre père, qui comme vous, je l'espère, connaissait
bien ce dossier, devait me rencontrer début 1989. Son dramatique "accident"
n'a pas permis ce rendez-vous projeté. Son secrétariat de l'époque
m'a rapporté ses paroles: "Il ne manque pas grand chose à
"Naundorff" pour être reconnu; si tel était le cas,
je me mettrais immédiatement au service de son descendant".
Vous
êtes jeune et intelligent: soyez digne de votre père et ne vous
laissez pas manipuler par des courtisans qui ne visent qu'à leur propre
promotion à travers la vôtre. Ne soyez pas un faussaire.
Respectez
votre nom.