VERITE JUSTICE HUMILITE

Prince Charles Louis Edmond
            De BOURBON
 

Monsieur le Directeur
POIN'I'DE VUE
142, rue du Bac
75007 PARIS

Paris le 11 juin 1998

DEMANDE DE DROIT DE REPONSE

Monsieur le Directeur,

Suite à l'article de Philippe Delorme que vous avez publié dans votre numéro 2603 (semaine du 10 au 16 juin 1998), mon cousin Charles-Louis de Bourbon et moi-même vous demandons de publier le texte suivant:

" 1°) Les cheveux provenant de l'exhumation de Louis X VIl, alias Naundorff, en 1950 àDelft, en Hollande, n'ont pu être valablement analysés.

2°) C'est un " humérus " (?) complet qui a été prélevé lors de cette exhumation pour effectuer une analyse d'arsenic. Ce sont les deux extrémités restantes de cet os qui ont été " retrouvées " par Monsieur Pétrie (qui a fait une thèse voulant démontrer que Louis XVII était mort au Temple), qui les a fait remettre au professeur Cassiman de l'Université de Louvain pour recherche d’ADN. C'est donc sur ce seul "témoin" que reposent tous les examens.

Or, dans un procès verbal de 1950, dont photocopie ci-jointe, le professeur HULST qui a examiné le squelette déclare avoir prélevé un " cubitus ".

(Si les résultats avaient été positifs, on n'aurait pas manqué de contester ce " témoin "…)

3°) Le laboratoire de Nantes, par la main du docteur Pascal, le 13 mai 1997, exprimait ses doutes à ce sujet et concluait en demandant une nouvelle exhumation.

4°) le 8 juillet 1997, le laboratoire de Louvain, sur les ondes de Radio NRG, 106.3, information reprise sur Internet, exprimait ce même doute, et disait avoir fait la demande d'un nouvelle exhumation auprès de la mairie de Delf.

Vous dites aucun doute ne subsiste: les deux déclarations mentionnées ci-dessus témoignent du contraire: les laboratoires mettent eux-mêmes en doute l’origine de l'os analysé. Donc les résultats sont douteux et il est pour le moins prématuré de les dire négatifs et définitifs.

5°) Mes demandes d'exhumation auprès des Bourgmestres successifs de Deff, n'ont obtenu qu'une réponse négative. De même la mairie de Paris refuse d'exhumer le corps de l'enfant décédé au Temple et enterré au cimetière Ste Marguerite et refuse un prélèvement du cœur réputé prélevé par le Dr Péletan et déposé à la basilique St Denis."

J'espère que cette fois-ci vous aurez l'honnêteté de publier notre réfutation, et je vous adresse, Monsieur le Directeur, mes parfaites civilités.
 

P.J. - procès verbal du professeur HULST de 1950
      - lettre du 23 mai 1997 du docteur Pascal du laboratoire de Nantes
      - relevé d'internet du 8 juillet 1997 et sa traduction

3, Square des Montferrands
78160 MARLYLEROI

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